Section Femmes

Mythe et Réalité


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Les victimes de violence ne mettent pas fin aux fréquentations car elles aiment l’abus.

Mythe       Réalité

Mythe : Ce n’est pas parce qu’elles aiment être persécutées que les victimes poursuivent la relation. La plupart d’entre elles préfèrent essayer d’améliorer leur relation plutôt que d’y mettre fin. La société prône l’unité familiale. Ainsi, la séparation devient un sentiment d’échec.

La violence conjugale se retrouve dans toutes les classes de la société.

Mythe       Réalité

Réalité : Contrairement à la croyance populaire, la violence n’arrive pas qu’aux gens défavorisés. En effet, la violence touche toutes les classes de la société.

La jalousie est un signe d’amour.

Mythe       Réalité

Mythe : La jalousie est une des causes de la violence dans les fréquentations. Dans un contexte de violence conjugale, elle peut se manifester de façon excessive et constituer une forme de contrôle.

Une femme saine d’esprit quitte son conjoint dès le premier épisode de violence physique.

Mythe       Réalité

Mythe : Il est facile de juger une situation de l’extérieur. Lorsqu’une femme est impliquée de façon émotive, plusieurs facteurs (les enfants, l’aspect financier, les conséquences de la violence, etc.) peuvent influencer ses décisions. Puisqu’elle a investi dans cette relation, elle espère beaucoup de celle-ci. Donc, les promesses, les excuses et les justifications du conjoint lui donnent espoir.

La violence n’est pas une maladie.

Mythe       Réalité

Réalité : La violence n’est pas une maladie, c’est un comportement utilisé afin de dominer sa conjointe. L’homme est responsable de ses actes et lui seul peut choisir de changer et de modifier son comportement.

Si l’homme suit une thérapie pour son problème de violence, tout va rentrer dans l’ordre et l’harmonie va revenir dans le couple.

Mythe       Réalité

Mythe : La thérapie porte uniquement sur le problème de violence et ce n’est pas une cure miracle. L’homme doit donc travailler constamment sur ses comportements et des « rechutes » peuvent survenir. C’est un travail à long terme. De plus, la femme doit se donner les moyens pour diminuer les conséquences et les blessures occasionnées par la violence conjugale.

Un homme peut adopter des comportements violents avec sa conjointe et être adéquat à l’extérieur (au travail, avec ses amis, etc.).

Mythe       Réalité

Réalité : La violence conjugale se vit dans l’intimité à l’abri des regards extérieurs. C’est donc dans sa relation de couple que l’homme se permet de contrôler et de dominer sa conjointe.

L’homicide conjugal est un drame passionnel, un acte de désespoir, un geste d’amour. C’est un acte isolé et désespéré.

Mythe       Réalité

Mythe : L’homicide conjugal est un meurtre, parfois prémédité. Il peut constituer l’aboutissement d’une relation de violence et de domination. Il est la tentative ultime d’obtenir le contrôle sur sa partenaire.

L’alcool, la drogue et le stress sont les principales causes de la violence conjugale.

Mythe       Réalité

Mythe : Aucune substance ou situation stressante ne possède le pouvoir de rendre quelqu’un violent contre sa volonté. Elles peuvent amplifier les comportements violents et non les provoquer. La véritable cause de la violence est le besoin de contrôler une personne que l’on refuse de voir comme son égal.

La violence psychologique n’est pas de la vraie violence.

Mythe       Réalité

Mythe : Dans un contexte de violence conjugale, la violence psychologique est habituellement la première forme de violence à apparaître. Elle est plus insidieuse et difficile à détecter que les autres formes de violence. Par contre, elle occasionne autant de conséquences sur la victime, sinon plus.

Les femmes peuvent aussi adopter des comportements violents.

Mythe       Réalité

Réalité : La violence n’a pas de sexe. Tout être humain est susceptible d’utiliser des comportements violents un jour ou l’autre.